Ministère du Tourisme

La ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, a rencontré, vendredi, Hans Ullrich, directeur PADI (Professional association of diving instructors) pour la région Asie-Pacifique, et Brigit Jager, conseillère en formation, en visite en Polynésie française. Ces deux personnes sont allées à la rencontre des centres plongée et plongeurs certifiés par l’organisation à Moorea, Bora Bora et Rangiroa.

 

Douze centres de plongée en Polynésie, répartis à Tahiti, Moorea, aux îles Sous-le-Vent et aux Tuamotu, sont affiliés à l’organisme PADI. Environ 70 plongeurs sont membres de l’organisation, opérant près de 50 000 plongées par an dans nos eaux. Un nouveau centre de plongée aux Marquises, géré par un jeune marquisien, ouvrira ses portes en avril à Hiva Oa, avec la volonté d'être également affilié à PADI.

 

Cette rencontre a permis d'échanger sur la réforme réglementaire relative à la plongée subaquatique de loisir que l’Assemblée de la Polynésie française a adopté en décembre dernier et de rappeler ce qui a conduit le Pays à modifier les dispositions de la loi en la matière.

 

La plongée en Polynésie française s'adresse aujourd'hui principalement à un public touristique et de pratiquants très occasionnels alors qu'auparavant elle était essentiellement dispensée auprès d'un public de militaires, puis à un public de sportifs et spécialistes. L'activité de plongée de loisirs représente un atout compétitif touristique indéniable pour la destination. La diversité et le maillage géographique des structures et établissements pratiquant la plongée doivent être confortés et renforcés, tout en maintenant un niveau de sécurité élevé pour les pratiquants. 18 % des touristes pratiquent au moins une plongée durant leur séjour en Polynésie, et le total cumulé de l'activité représente plus de 120 000 plongées subaquatiques de loisir chaque année. Fort de ce constat, les ministères en charge des sports et du tourisme ont travaillé en concertation et partenariat à l'élaboration d'une nouvelle réglementation encadrant l'exercice de la plongée subaquatique de loisir.

 

Il s'agissait donc de répondre aux attentes exprimées par les opérateurs touristiques pour faire face en toute sécurité aux flux et niveaux d'aptitude des plongeurs internationaux visitant la Polynésie française mais aussi et surtout de répondre aux nécessités d'emplois locaux en permettant à la jeunesse polynésienne d'avoir un accès direct à la formation et aux métiers de la plongée.

 

Sur ce dernier enjeu, Mme Jager a mentionné l’exemple d’un jeune polynésien qu’elle a formé en Australie et qui ne pouvait pas exercer en Polynésie sa formation n'étant pas jusqu'à présent reconnue. M. Ullrich a partagé les initiatives similaires menées à Palau et aux Fidji, où 90% des opérateurs sont désormais des professionnels locaux.

 

Le Pays a ainsi l’ambition, d'ici 3 à 5 ans, d'atteindre environ 50% de croissance pour la filière, en toute sécurité pour les visiteurs, et en s’adaptant à la diversité des niveaux d’aptitudes de ces plongeurs occasionnels internationaux.

 

Gouvernement Fritch sept. 2014 - jan. 2017

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